Un vœu et un seul

es voeux en ce début d’année toute neuve et pas encore abîmée, on aimerait en formuler en pagaille ne serait-ce que dans le domaine du spectacle vivant : qu’il fasse beau toute l’année pour les représentations données en plein air ; qu’aucun artiste ne se casse un bras ou la voix ; que la T.V. et notamment le service public se préoccupe de redonner du temps d’antenne à tous les artistes et pas simplement à la poignée d’humoristes - toujours les mêmes – qui, pleins de morgue, confisquent un outil merveilleux à leur seul profit ; que le théâtre envahisse les établissements scolaires – ah ! oui ! mais surtout qu’il ne devienne pas obligatoire comme certains le préconisent et surtout demeure cet art un peu mystérieux qui fait son charme et son attrait ; que des théâtres nouveaux de petites et moyennes tailles soient construits, les artistes sauront se les approprier et faire venir le public avec des propositions artistiques diversifiées ; que la création soit de nouveau simple à mettre en oeuvre, sans être entravée par une paperasserie administrative de plus en plus envahissante. Bon. Mais cela fait longtemps qu’on ne croit plus au Père Noël. Alors si on devait se limiter à un seul voeu, ce serait celui-là : que ces douze mois à venir nous donnent envie d’aller toujours de l’avant en nous épargnant la pire des choses qui puissent nous arriver à savoir la paresse de l’esprit et son alter ego redoutable, le repos sur nos lauriers.
Bonne année 2012 à nous tous.
Jean-Luc Annaix